Erik Dhont : portrait d'un grand architecte paysagiste belge
Dans un métier comme le nôtre, on regarde le travail des autres. On observe, on compare, et parfois, simplement, on admire. Erik Dhont fait partie de ces architectes paysagistes dont le travail nous impressionne — un confrère belge, au parcours plus établi que le nôtre, dont les jardins méritent qu'on s'y arrête. Voici qui il est, ce qui caractérise son style, et ce que son approche nous inspire.
Un graphiste devenu architecte paysagiste
Erik Dhont naît en 1962 à Anderlecht, à Bruxelles. Son chemin vers le jardin n'est pas direct : il obtient d'abord un diplôme en arts graphiques à l'institut Saint-Luc, avant de décider de se consacrer au paysage. Il termine ses études d'architecture des jardins et du paysage à Vilvorde en 1986, puis fonde son propre bureau à Bruxelles en 1989.
Cette double formation n'est pas un détail. L'œil du graphiste — le sens de la ligne, du cadrage, de la composition — ne quittera jamais son travail de paysagiste. C'est sans doute l'une des raisons pour lesquelles ses jardins sont aussi reconnaissables.
Des jardins à la fois sauvages et rigoureusement composés
Si l'on devait résumer la signature d'Erik Dhont en une tension, ce serait celle-ci : ses jardins semblent à la fois indomptés et parfaitement maîtrisés.
D'un côté, une vraie liberté laissée à la nature — une végétation foisonnante, des connaissances botaniques profondes, le respect de l'essence sauvage des plantes. De l'autre, une rigueur de composition héritée du dessin : des lignes graphiques nettes, un travail sculptural du relief, une maîtrise des volumes. Là où d'autres choisiraient l'un ou l'autre, Dhont tient les deux ensemble.
Il est aussi reconnu pour ses interprétations libres et sensibles des jardins historiques — une manière de restaurer qui ne fige pas le passé, mais le fait dialoguer avec le présent. Et il travaille volontiers aux côtés d'architectes et de décorateurs : le signe d'une conception du jardin comme un prolongement de l'architecture, et non comme un décor ajouté après coup.
Quelques jardins qui ont marqué
Le parcours d'Erik Dhont est jalonné de projets remarquables, en Belgique comme à l'étranger.
L'un des plus célèbres est le vaste parc qu'il conçoit dès 1997 pour le créateur de mode Dries Van Noten, dans la campagne belge — un jardin devenu une référence. En 2014, il dessine le jardin du Musée Picasso à Paris, à l'occasion de sa réouverture. On lui doit aussi des restaurations sensibles de domaines historiques, comme celle du Baljuwshuis à Gaasbeek, près de Bruxelles, et des collaborations avec de grands architectes belges, de Philippe Samyn à des bureaux comme 360 Architecten.
Son travail s'exporte largement — Suisse, France, Allemagne, Californie, jusqu'aux Açores. Et tout récemment, c'est son bureau qui a été retenu pour redessiner les jardins du Palais royal de Bruxelles : une reconnaissance à la hauteur de son parcours.
Ce que son travail nous inspire
On ne cite pas Erik Dhont pour se comparer à lui — son œuvre et son échelle parlent d'elles-mêmes. On le cite parce que son travail rappelle, avec force, quelques principes auxquels nous croyons.
Que la rigueur et le foisonnement ne s'opposent pas : un jardin peut être généreux et tenu. Que le dessin compte autant que les plantes — un beau jardin se compose, il ne s'improvise pas. Que transformer ou restaurer un lieu, c'est d'abord l'écouter avant de le redessiner. Et qu'un jardin se pense en dialogue avec l'architecture qu'il accompagne.
Ce sont ces convictions que nous mettons en œuvre, chez Vert Val, à l'échelle des jardins résidentiels que nous concevons en Brabant Wallon et à Bruxelles. À notre mesure, mais avec la même exigence.
Questions fréquentes
Qui est Erik Dhont ?
Erik Dhont est un architecte paysagiste belge né en 1962 à Anderlecht. Formé d'abord aux arts graphiques puis à l'architecture du paysage, il fonde son bureau à Bruxelles en 1989 et s'impose comme l'une des grandes figures du paysage en Belgique et à l'international.
Quels sont les jardins les plus connus d'Erik Dhont ?
Parmi ses projets les plus remarqués figurent le vaste parc conçu pour le créateur de mode Dries Van Noten, le jardin du Musée Picasso à Paris (2014), des restaurations de domaines historiques comme le Baljuwshuis à Gaasbeek, et — plus récemment — le futur réaménagement des jardins du Palais royal de Bruxelles.
Quel est le style d'Erik Dhont ?
Son style se reconnaît à une tension assumée entre liberté et rigueur : une végétation riche et une vraie sensibilité botanique, encadrées par des lignes graphiques nettes et un travail sculptural du relief. Ses jardins paraissent à la fois sauvages et précisément composés.
Erik Dhont a-t-il publié des livres ?
Oui. Son travail a fait l'objet de plusieurs ouvrages, dont Gardens, Invisible Landscapes (2001) et la monographie Erik Dhont Landscape Architects: Works 1999–2020 (Hatje Cantz, 2021), qui retrace vingt ans de créations.
En résumé
Erik Dhont incarne une certaine idée du jardin : exigeante, cultivée, où la nature la plus libre se déploie dans un cadre dessiné avec précision. C'est un travail qui force l'admiration — et qui nous rappelle pourquoi nous aimons ce métier.