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Règles d’urbanisme pour les jardins dans le Brabant wallon : hauteur des haies, distance des arbres et voisinage

8 mars 2026 par
Règles d’urbanisme pour les jardins dans le Brabant wallon : hauteur des haies, distance des arbres et voisinage
Vert Val SRL, Lorenzo del Marmol

Lorsque l’on aménage un jardin dans le Brabant wallon – à La Hulpe, Genappe, Lasne, Wavre, Bierge, Waterloo ou dans leurs environs – certaines règles doivent être respectées. Elles concernent notamment la hauteur des haies, la distance de plantation des arbres, les clôtures et les relations de voisinage.

Ces règles proviennent de plusieurs niveaux de législation :

  1. Le Code civil belge (relations entre voisins).

  2. Le Code rural (distances de plantation).

  3. Les règlements urbanistiques régionaux ou communaux.

Dans la pratique, ces règles servent surtout à prévenir les conflits entre voisins. En tant qu’architectes paysagistes travaillant régulièrement dans le Brabant wallon, nous constatons que la plupart des situations se règlent facilement lorsque les règles sont connues et que le dialogue reste ouvert.

1. Les distances légales pour planter des arbres

La distance entre un arbre et la limite de propriété est principalement définie par le Code rural belge.

Distances à respecter

Selon les règles généralement appliquées :

  • 2 mètres minimum pour les arbres de grande taille.

  • 0,5 mètre minimum pour les arbustes ou haies.

Ces distances se mesurent à partir du centre du tronc jusqu’à la limite de propriété.

Ces règles visent à éviter plusieurs problèmes :

  • ombre excessive chez le voisin

  • racines qui endommagent les structures

  • branches qui dépassent la propriété

Dans de nombreux jardins du Brabant wallon, nous rencontrons des plantations anciennes qui ne respectent pas ces distances. Cela ne signifie pas nécessairement qu’il faut tout supprimer : la prescription et les accords entre voisins jouent souvent un rôle.

2. Hauteur des haies entre voisins

La hauteur des haies dépend souvent :

  • des règlements urbanistiques communaux

  • des règlements de lotissement

  • ou simplement d’un accord entre voisins

Dans la pratique, dans de nombreuses communes du Brabant wallon, la hauteur la plus couramment admise pour une haie mitoyenne est :

environ 1,80 mètre à 2 mètres

Cette hauteur permet :

  • de préserver l’intimité

  • sans créer trop d’ombre pour le voisin

Dans certains lotissements, des règles plus strictes existent. Il est donc toujours utile de consulter :

  • le règlement de lotissement

  • ou le service urbanisme de la commune.

3. Haies, branches et racines qui dépassent

Le Code civil belge encadre les relations de voisinage.

Deux situations sont fréquentes.

Les branches qui dépassent

Si les branches d’un arbre dépassent chez votre voisin :

  • le voisin peut demander qu’elles soient coupées

  • mais il ne peut pas les couper lui-même sans autorisation.

Les racines qui envahissent

En revanche, pour les racines :

  • un voisin peut couper les racines qui passent sur sa propriété.

Ces règles existent pour éviter les conflits, mais dans la pratique, la solution la plus simple reste souvent la discussion entre voisins.

4. Les clôtures et limites de propriété

Dans le Brabant wallon, la hauteur des clôtures dépend souvent :

  • du règlement communal

  • du règlement de lotissement

  • de la zone urbanistique

Dans beaucoup de cas :

  • une clôture jusqu’à 1,80 mètre est admise sans difficulté.

Cependant, certaines communes imposent :

  • des matériaux spécifiques

  • des haies végétales

  • ou des clôtures discrètes.

Dans les zones résidentielles autour de La Hulpe, Lasne ou Waterloo, l’intégration paysagère est souvent privilégiée.

5. Particularités des règlements locaux

Au-delà des règles nationales, les communes peuvent imposer :

  • des haies obligatoires plutôt que des clôtures

  • la préservation d’arbres existants

  • des restrictions sur l’abattage d’arbres

Certaines communes du Brabant wallon demandent également un permis d’urbanisme pour abattre un arbre important.

Avant de modifier un jardin, il est donc conseillé de vérifier :

  • le service urbanisme de la commune

  • le règlement de lotissement

  • le plan communal d’aménagement.

6. Les situations que nous rencontrons souvent sur le terrain

Dans notre travail d’architecte paysagiste, certaines situations reviennent régulièrement.

Les haies trop hautes

Des haies de thuyas ou de lauriers peuvent atteindre 3 à 4 mètres, ce qui crée :

  • une ombre importante

  • une perte de lumière pour le voisin.

Un entretien régulier permet souvent d’éviter ces tensions.

Les plantations trop proches de la limite

Dans les jardins de ville ou les petits terrains, il arrive que des arbres soient plantés trop près de la limite.

Lorsque ces arbres deviennent grands, ils peuvent poser problème :

  • racines dans les terrasses

  • branches au-dessus des toitures

  • feuilles dans les gouttières.

Une bonne conception paysagère permet généralement d’éviter ces situations.

Les jardins très minéraux

Nous observons également de plus en plus de jardins très minéraux :

  • grandes terrasses

  • surfaces pavées

  • peu de végétation.

Ces aménagements peuvent parfois poser des problèmes :

  • ruissellement d’eau

  • chaleur excessive en été

  • perte de biodiversité.

Dans les projets récents, les communes encouragent souvent plus de végétalisation.

7. L’importance du dialogue entre voisins

Les règles juridiques existent pour protéger chacun, mais la plupart des situations se règlent simplement par le dialogue.

Dans beaucoup de projets, nous voyons des voisins :

  • accepter une haie légèrement plus haute

  • autoriser un arbre existant

  • adapter un projet d’aménagement.

Le jardin est un espace partagé dans le paysage. Une approche équilibrée permet souvent de préserver à la fois l’intimité et la qualité de vie.

Conclusion

Dans le Brabant wallon, les règles concernant les jardins reposent principalement sur :

  • le Code civil (relations de voisinage)

  • le Code rural (distances de plantation)

  • les règlements communaux et urbanistiques.

Respecter ces règles permet d’éviter les conflits et de concevoir des jardins durables.

Mais l’expérience montre aussi que la meilleure règle reste souvent la plus simple : concevoir un jardin qui respecte à la fois le paysage et le voisinage.

C’est précisément l’un des rôles de l’architecte paysagiste : trouver cet équilibre entre esthétique, écologie et bonne entente.

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