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BREEAM et biodiversité : tout ce qu’il faut savoir

Pourquoi et comment intégrer la biodiversité pour votre projet certifié BREEAM
18 novembre 2025 par
BREEAM et biodiversité : tout ce qu’il faut savoir
Lorenzo del Marmol

Qu’est-ce que BREEAM ?

BREEAM (Building Research Establishment Environmental Assessment Method) est une méthode de certification et d’évaluation de la performance environnementale des bâtiments, développée par BRE Global au Royaume-Uni.BREEAM+2Alpin Limited+2

Cette méthode s’applique à plusieurs types de projets : nouveaux bâtiments, rénovations, bâtiments en exploitation. Elle repose sur un ensemble de catégories (énergie, eau, matériaux, gestion, usage des sols & écologie…) pour évaluer la durabilité d’un bâtiment.

En résumé : un bâtiment certifié BREEAM garantit une qualité environnementale, sociale et économique reconnue.

Pourquoi la biodiversité est-elle centrale dans BREEAM ?

L’un des grands axes de la mise à jour de BREEAM, notamment avec la Version 7 (V7), est de renforcer l’intégration de la biodiversité et de l’écologie.

Dans la page officielle « BREEAM biodiversity solutions » on lit que BREEAM vise à « protéger et restaurer la nature » en s’appuyant sur l’industrie de la construction pour « créer des bénéfices significatifs pour les communautés locales et éviter les pertes de biodiversité ».

Parmi les éléments mis en avant : réseaux écologiques, connexions entre habitats, solutions fondées sur la nature.

En pratique, cela signifie que pour obtenir ou améliorer une certification BREEAM, l’intégration de la biodiversité (faune, flore, sols, eau) devient un critère stratégique, et non plus simplement décoratif.

Quels bénéfices pour un site immobilier ou de construction ?

  • Une valeur d’actif accrue : un bâtiment ou un site bien certifié BREEAM est souvent mieux valorisé auprès des investisseurs et utilisateurs.
  • Une meilleure gestion des risques : réglementation, climat, réputation.
  • Une contribution positive à la nature locale : amélioration de la perméabilité, habitats pour espèces, corridors écologiques.
  • Une conformité anticipée avec les évolutions réglementaires (biodiversity net gain, etc.).

Comment répondre aux exigences « biodiversité » dans BREEAM ?

Voici une méthode en trois étapes, applicable pour un site d’entreprise ou bâtiment.

Étape 1 : Diagnostic écologique préalable

  • Réaliser un inventaire initial de la faune, de la flore, des sols, des zones humides ou d’eau, de la perméabilité.
  • Identifier les éléments existants à préserver (arbres matures, haies, prairies existantes).
  • Déterminer les risques : zones imperméables, isolation d’écosystèmes, ruissellement non contrôlé.
  • Vérifier les exigences BREEAM applicables (catégorie “Land Use & Ecology”, “Nature recovery”, “Biodiversity net gain”) selon la version en cours.

Étape 2 : Conception paysagère et plan d’action biodiversité

  • Proposer des solutions fondées sur la nature : noues, zones humides, prairies, haies, arbres d’ombrage, habitats pour insectes/ oiseaux/ batraciens.
  • Créer des corridors écologiques, connecter les zones pour éviter l’isolement des espèces.
  • Intégrer la réduction des surfaces imperméables, favoriser l’infiltration, voire un “biodiversity net gain” (gain net de biodiversité).
  • Documenter le plan : identification des actions, responsables, calendrier, indicateurs de performance.

Étape 3 : Mise en œuvre + suivi & monitoring

  • Installer les végétaux, aménager les sols, créer les zones d’eau/habitats, respecter le plan.
  • Mettre en place un Landscape & Ecological Management Plan (LEMP) pour garantir la pérennité des actions (ex. : 5 ans de suivi).
  • Suivre les indicateurs : nombre d’espèces, surface végétalisée, infiltration, connectivité écologique. Ajuster les actions si besoin.
  • Intégrer les résultats dans le dossier BREEAM (documenter les preuves) pour obtenir les crédits ou points supplémentaires.

Quelques conseils pratiques pour maximiser votre score “Biodiversité / Écologie”

  • Engagez un écologue tôt dans le projet, dès la phase conception.
  • Conservez les éléments naturels existants plutôt que de tout réaménager.
  • Choisissez des plantes locales / adaptatives, favorisez la diversité plutôt que la monoculture.
  • Favorisez l’infiltration et la gestion douce des eaux pluviales (noues, zones tampons) plutôt que l’évacuation mécanique.
  • Préparez la maintenance dès le début : végétation durable, interventions limitées, habitats stabilisés.
  • Documentez toutes les actions et suivez les indicateurs : les audits BREEAM valorisent les preuves tangibles.

À retenir

La certification BREEAM biodiversité n’est pas un simple label “vert” de plus. C’est un cadre exigent, fondé sur la science, qui exige des projets mesurables, durables, ancrés dans l’écosystème local. En adoptant une approche structurée – diagnostic, conception, suivi – vous répondez aux critères BREEAM tout en créant un site d’entreprise plus résilient, plus vivant, et mieux valorisé.

Si vous préparez un projet d’entreprise ou une construction et souhaitez intégrer la biodiversité dans votre certification BREEAM, contactez-nous. Nous vous accompagnons de l’analyse au suivi complet, pour un résultat concret et performant.

Sources principales :

  • BREEAM “Biodiversity Solutions” – BREEAM.com BREEAM
  • BREEAM “How it works” – BREEAM.com BREEAM
  • Article “BREEAM Version 7 to embrace new Biodiversity Net Gain” – Bregroup.com BRE Group

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