Quand nous analysons des terrasses existantes, nous constatons souvent le même scénario : une grande surface minérale a été réalisée, solide, durable… mais sans réflexion approfondie sur le mobilier.
Ensuite seulement viennent la table, les chaises, le salon lounge. On adapte tant bien que mal. On déplace. On surcharge. Et l’espace paraît soit vide, soit encombré.
Concevoir des jardins avec mobilier intégré, c’est inverser cette logique. On pense l’usage d’abord. La forme vient ensuite.
Mobilier standard ou sur mesure : deux approches complémentaires
Bien sûr, il existe aujourd’hui une offre très qualitative de mobilier extérieur prêt à l’emploi. Mais il ne faut pas oublier une alternative souvent plus cohérente : le mobilier sur mesure.
Dans nos projets que ce soit à Bruxelles dans des jardins étroits, ou dans des villas du Brabant wallon et du Brabant flamand — nous réalisons régulièrement :
des jardinières sur mesure,
des banquettes intégrées dans des murets,
des bancs en bois ou en pierre intégrés aux niveaux du terrain,
des jardinières avec assise intégrée,
des coffres de rangement intégrés dans la structure.
Le sur mesure permet d’adapter précisément les dimensions, d’intégrer du rangement pour les coussins et de structurer l’espace. Une jardinière bien positionnée peut à la fois cloisonner, protéger du vent et créer un dossier naturel pour une banquette.

Réduire l’effet “plateau minéral” sans tout casser
Beaucoup de terrasses existantes sont trop grandes et trop minérales. Cela ne signifie pas qu’il faut tout démolir.
Voici des interventions simples et efficaces :
1. Installer des pots de grande taille
Des pots bien dimensionnés permettent :
de structurer l’espace,
de créer des zones distinctes,
d’adoucir l’impact visuel du dallage.
Deux ou trois grands contenants peuvent transformer complètement la perception d’une terrasse.

2. Ajouter des jardinières pour cloisonner
Des jardinières longitudinales peuvent :
séparer un coin repas d’un coin lounge,
protéger du vent,
encadrer un passage.
Cela permet d’accueillir le mobilier de manière plus cohérente sans réduire réellement la surface utile.
3. Créer un deuxième espace dans le jardin
Si l’espace le permet, nous recommandons souvent de déplacer une partie du mobilier hors de la terrasse :
une petite plateforme bois dans l’herbe,
un banc dans une zone plantée,
un coin lecture sous un arbre.
Le jardin devient un ensemble de micro-espaces plutôt qu’un seul point central.

Tester avant d’acheter : méthodes simples et efficaces
Nous donnons souvent ces conseils très pragmatiques à nos clients :
✔ Utiliser des gabarits en carton
Découpez des cartons aux dimensions exactes du mobilier envisagé. Posez-les sur la terrasse. Cela permet de visualiser :
l’encombrement réel,
les circulations,
les conflits d’usage.
C’est un test simple, rapide et très révélateur.
✔ Mesurer les flux de circulation
Un passage confortable nécessite généralement :
minimum 80 cm pour un passage simple,
idéalement 90 à 100 cm dans les zones principales.
Autour d’une table, il faut prévoir le recul des chaises (environ 60 cm minimum derrière chaque chaise).
Beaucoup de terrasses paraissent grandes, mais deviennent vite étroites dès que les chaises sont tirées.
Choisir un mobilier adaptable
Un point fondamental que nous abordons toujours : la flexibilité.
Une grande table fixe peut dominer visuellement la terrasse lorsqu’elle n’est utilisée que par deux personnes.
Nous conseillons souvent :
une table extensible,
une table modulable,
ou une table plus compacte complétée par des rallonges.
Oui, cela représente parfois un investissement plus élevé. Mais le gain esthétique et fonctionnel est considérable : l’espace reste respirant la plupart du temps.
Intégrer le rangement dès la conception
Un jardin avec mobilier intégré ne se limite pas à l’assise.
Il faut penser :
au stockage des coussins,
aux housses de protection,
à l’accès rapide en cas d’averse.
En Brabant wallon ou dans le sud de Bruxelles, les épisodes pluvieux sont fréquents. Si le rangement est éloigné ou peu pratique, le mobilier sera moins utilisé.
Une banquette sur mesure peut intégrer un coffre discret. Un local technique peut être conçu pour accueillir les textiles. L’usage quotidien doit être simple.
Adapter le mobilier au contexte local
Nous intervenons aussi bien :
dans des jardins urbains compacts à Bruxelles,
dans des maisons de façade avec jardins étroits,
que dans des villas plus ouvertes du Brabant flamand ou du Brabant wallon.
Dans les jardins étroits, l’intégration verticale (claustras, jardinières hautes, banquettes intégrées) est essentielle pour structurer sans alourdir.
Dans les jardins plus vastes, le défi est différent : éviter que le mobilier ne se perde dans l’espace. On crée alors des “pièces extérieures” à l’aide de plantations structurantes.
Penser aux saisons belges
Un mobilier intégré doit résister :
à l’humidité,
au gel,
aux cycles saisonniers marqués.
Les matériaux doivent être sélectionnés en conséquence : bois traité ou durable, métal protégé, pierre adaptée au climat.
Et surtout, l’ombre doit être anticipée. Un espace parfait en avril peut devenir inutilisable en juillet si aucune protection solaire n’est prévue.
Ce que nous observons chez nos clients
Lorsque le mobilier est intégré dès la conception :
la terrasse peut être plus compacte,
le jardin semble plus grand,
les espaces sont mieux hiérarchisés,
l’usage devient intuitif.
On ne “pose” plus du mobilier. On habite réellement l’espace.
Conclusion
Concevoir des jardins avec mobilier intégré, c’est penser l’extérieur comme une succession d’usages, adaptés au climat belge et aux modes de vie actuels.
Qu’il s’agisse d’un jardin urbain à Bruxelles ou d’une villa dans le Brabant wallon ou flamand, l’objectif reste le même : créer des espaces cohérents, confortables et durables.
Le mobilier n’est pas un accessoire. C’est un outil d’architecture paysagère.